Analyse du phytoplancton
Mercredi 25 Janvier 2012
Ingénieur de recherche à l’Université du Littoral Côte d’Opale (ULCO), Elsa Breton étudie la diversité du phytoplancton, des algues microscopiques à la base des chaînes alimentaires des Océans, en zone côtière, ainsi que les conditions environnementales qui favorisent leur développement, en particulier avec les espèces nuisibles ou indésirables. Son ambition : recenser toutes les espèces indésirables identifiées dans le Nord-Pas de Calais et comprendre les raisons de leur développement.
A la demande de chercheurs (des physiciens, des mathématiciens, des biologistes, des informaticiens et des géochimistes) et aussi d’aquaculteurs, Elsa Breton isole et cultive toutes sortes d’espèces phytoplanctoniques dans le but de compléter des travaux de recherche existants et de calibrer des appareils optiques.
L’ULCO est une des deux universités françaises à exploiter un appareil innovant, le CITOBOY, qui permettra dans un futur proche de recenser l’ensemble des espèces phytoplanctoniques dans un échantillon d’eau fraîchement prélevée. Elsa Breton participe également aux travaux menés par le Réseau National d’Observation du Milieu Littoral (SOMLIT, CNRS), au sein duquel elle valide les données collectées, et les insère dans une base de données ouverte à tous.
L’étude des espèces nuisibles est au cœur de ses recherches : « Le phytoplancton est à la base des écosystèmes. Or, depuis quelques décennies de plus en plus d’espèces nuisibles sont recensées sur nos côtes. Le but est de comprendre si la pollution par les nitrates est responsable de cette augmentation ».
Elsa Breton fait partie du Laboratoire en Océanologie et Géosciences, une UMR CNRS 8187, qui intègre trois organismes de tutelle (L’ULCO, Lille 1, CNRS). Elle bénéficie ainsi du soutien de ces deux universités et du CNRS, en complément de l’accompagnement financier du Conseil Régional. Ses travaux s’inscrivent également au sein du projet européen Interreg MEMIO.
Les premiers résultats ont permis de montrer que l’excès de nitrate est en grande partie responsable des efflorescences de certaines algues indésirables. Leur effet va être prochainement étudié sur des poissons d’élevage.
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Contactez ELSA BRETON - Ingénieur de recherche au laboratoire d’Océanographie et Géosciences (LOG).



