Recherche sur les maladies osseuses et l'ostéoporose : interview de Pierre HARDOUIN
Vendredi 29 Octobre 2010
En France, l’ostéoporose est responsable chaque année de l’ordre de : 60 000 fractures vertébrales, 50 000 fractures du col du fémur (exposant au risque de mortalité et de perte d’autonomie) et 40 000 fractures du poignet. En région Nord-Pas de Calais, une équipe de recherche travaille sur les mécanismes intervenant dans cette maladie et également dans d’autres pathologies osseuses telles que l’ostéonécrose. Pierre HARDOUIN, directeur du laboratoire Physiopathologie des Maladies Osseuses Inflammatoires ainsi qu’Aline CLABAUT témoignent...
DIRECTEUR DU LABORATOIRE PHYSIOPATHOLOGIE DES MALADIES OSSEUSES INFLAMMATOIRES
(PMOI) EA 4490
Le laboratoire Physiopathologie des Maladies Osseuses Inflammatoires se consacre à la recherche sur le tissu osseux.
La particularité de ce laboratoire est d’associer des chercheurs cliniciens (rhumatologues, chirurgiens dentistes, chirurgiens orthopédistes, radiologues ostéo-articulaires) et non cliniciens (physico-chimistes, physiologistes, biologistes cellulaires et moléculaires) sur une thématique de recherche commune. En l’occurrence les chercheurs souhaitent comprendre les mécanismes des maladies osseuses depuis les perturbations cellulaires jusqu’aux conséquences pour le patient.
Un savoir-faire au service des entreprises
Ce laboratoire collabore occasionnellement avec des entreprises afin de les accompagner dans leur démarche d’innovation. A titre d’exemple, une entreprise pharmaceutique internationale a récemment financé un travail relativement fondamental sur les cultures cellulaires. Le laboratoire PMOI souhaite poursuivre et développer ce type de partenariat industriel.
Domaines d’activités du PMOI
Le Laboratoire de Physiopathologie des Maladies Osseuses Inflammatoires (EA 4490, Lille 2 et ULCO) étudie les relations entre tissu osseux et tissu adipeux, et plus précisément le rôle de facteurs locaux dans la survenue d’une ostéoporose, notamment au cours de l’anorexie mentale, ou d’une ostéonécrose. Pour cela, il aborde des aspects tels que :
- les interactions cellulaires au sein de la moelle osseuse impliquant des adipocytes dans la perte osseuse liée à ces pathologies.
- la caractérisation de l’os sur le plan minéral et adipeux à l’aide de la spectroscopie Raman et de l’I.R.M (Imagerie par Résonance Magnétique).
Un indispensable travail d’équipe
« Comme tout laboratoire de recherche nous avons de nombreux partenariats scientifiques, y compris dans la Région Nord-Pas de Calais, par exemple dans le cadre du Groupe Interdisciplinaire de Recherche sur l’Anorexie Mentale (Giram). Au sein même de l’équipe, plusieurs chercheurs sont également des cliniciens, ce qui procure des liens étroits avec les services du CHRU de Lille. En plus des chercheurs titulaires, cliniciens ou biologistes, le laboratoire accueille des étudiants ou des chercheurs en formation. Ainsi Aline CLABAUT, jeune docteur de l’Université Lille 1, est arrivée en 2008 pour travailler sur le projet « interactions cellulaires au sein de la moelle osseuse ». Ce projet a débouché sur une perspective de valorisation dans lequel Aline CLABAUT s’est pleinement investie et nous souhaitons qu’elle reste dans le laboratoire pour la faire aboutir », explique Pierre HARDOUIN.
|
|
Aline CLABAUT, ATER au laboratoire de Physiopathologie des Maladies Osseuses Inflammatoires EA 4490, Lille 2 et ULCO
« J’ai soutenu ma thèse en physiologie en 2009 à l’Université Lille1. En 2008, j’ai eu l’opportunité d’être recrutée sur un poste d’ATER (Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche) par le laboratoire Physiopathologie des Maladies Osseuses Inflammatoires. J’ai été rapidement passionnée par sa thématique. |




