Vous êtes ici : Accueil > Ils innovent en Nord-Pas de Calais > Sûreté nucléaire : l’iode à l’étude à...

Sûreté nucléaire : l’iode à l’étude à Lille 1

Jeudi 12 Janvier 2012

Lorsqu’un accident nucléaire survient, il est indispensable de comprendre les phénomènes complexes qui ont lieu afin d’en limiter les impacts. Des chercheurs de l'université Lille 1 étudient notamment le comportement de l’iode lors d’un accident nucléaire.

Parce que des catastrophes comme celle de Fukushima peuvent se reproduire, Jean-François Pauwels et son équipe de chercheurs du C3R (Cinétique Chimique, Combustion, Réactivité) du laboratoire de Physicochimie des Processus de Combustion et de l’Atmosphère (PC2A) de Lille 1 s’intéressent aux impacts d’un potentiel accident nucléaire sur la santé et l’environnement. Ils surveillent le comportement de produits de fission radioactifs qui pourraient être libérés dans l’atmosphère lors d’un accident grave survenant à un réacteur nucléaire. Ces données serviront ensuite à améliorer les modèles de simulation d’accident nucléaire.

 

Focus sur l’iode

En cas d’échauffement d’un réacteur nucléaire, de l’iode radioactif peut être libéré dans l’atmosphère. Cet élément chimique étant particulièrement nocif, notamment pour les voies respiratoires et la thyroïde, il est crucial de disposer d’informations fiables sur sa réaction avec l’hydrogène et la vapeur d’eau dans l’enceinte de confinement du réacteur. Les chercheurs du C3R mènent depuis 5 ans des études théoriques et expérimentales sur l’iode dans des conditions de pression et de température proches de celles d’un accident nucléaire. Jean-François Pauwels précise néanmoins qu’ils travaillent « en laboratoire à partir d’iode non radioactif ».

 

Modéliser les accidents

Grâce à ces études, menées en collaboration avec l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN) de Cadarache, il est possible de mettre en évidence les différentes étapes de la réaction causée par la libération d’iode dans l’atmosphère et d‘identifier les espèces chimiques qui en découlent. Ces données sont ensuite transmises aux chercheurs de l’IRSN qui les intègrent dans leur modèle de simulation d’accident nucléaire.

 
Plus d'informations :
 

Consultez le site Internet du PC2A.

Accédez au magazine J'innove en Nord-Pas de Calais N°8, rubrique RECHERCHE.

Tous les témoignages